|
| ACCUEIL | PLAN DU SITE | CATALOGUE | PAGE THÉMATIQUE | AIDE | CONTACT | MON COMPTE | LIENS |
|
Thés |
|
Recherche article
• PAGES THÉMATIQUES • NOËL / Christmas Accueil Accueil Professionnels Bières Biscuits Boissons Bonnes adresses Boutiques Breakfast Cannelle Catalogue Charcuterie Condiments Confiserie Cranberries Crèmerie Crisps Cuisine Ecosse Epicerie Epicerie américaine Fromages Haggis Heures d'ouverture Irlande Jus de Grenade Liens Pickles Plan du site Poptarts Produits canadiens Promotions Saumon fumé Surgelés Thés Vente Internet • Autre recherche • |
|||
LES ORIGINES LÉGENDAIRES DU THÉ |
|||
| L’histoire du thé a commencé
en Chine il y a plus de 5000 ans. D’après la légende,
Shen Nung, empereur précoce était un dirigeant de talent,
un savant créatif et protecteur des arts. Ses édits éclairés
recommandaient, entre autres choses, que toute eau destinée à
la consommation soit - par souci d’hygiène - bouillie. Un jour
d’été, alors qu’il visitait une contrée
lointaine de son empire, lui et sa cour s’arrêtèrent
pour prendre quelque repos. Comme le voulaient les règles en vigueur,
les serviteurs firent bouillir l’eau destinée à la consommation
de la cour. Des feuilles sèches venant d’un buisson proche
tombèrent dans l’eau qui chauffait, et cela donna par infusion
un liquide brun. En tant que savant, l’empereur fut intéressé
par le résultat, en but un peu, et le trouva très rafraîchissant.
C’est ainsi, d’après la légende, que le thé
fut créé. (Ce mythe est encore tellement vivant dans les récits,
que plus d’un historien pense qu’il est très proche de
la réalité). |
|||
| L’influence chinoise
|
|||
| La consommation de thé est peu à
peu devenue un fait culturel et s’est répandue dans toute les
couches de la société chinoise. En 800 avant notre ère
Lu Tu a écrit le premier livre exclusivement consacré au thé
: le Ch’a Ching. Cet homme étonnant devint orphelin très
jeune et fut élevé par des moines bouddhistes dans un des
meilleurs monastères chinois. Cependant, devenu jeune homme, il se
rebella contre la discipline de l’éducation des prêtres
qui avait fait de lui un observateur d’expérience. Finalement,
au milieu de sa vie, il vécut reclus pendant cinq ans. Tirant de
sa grande mémoire le souvenir des évènements et des
lieux qu’il avait connus et observés, il codifia les différentes
méthodes de culture et de préparation du thé de la
Chine antique. La nature absolue de son œuvre fit de lui le reste de
sa vie un presque saint. Protégé de l’empereur lui-même,
son travail reflète la philosophie bouddhiste Zen à laquelle
il fut formé enfant. C’est cette forme de cérémonie
du thé que les missionnaires bouddhistes Zen introduisirent plus
tard au Japon. |
|||
| L’influence japonaise
|
|||
| Les premières graines de thé furent
rapportées au Japon par le prêtre bouddhiste Yeisei, qui avait
remarqué la valeur du thé en Chine pour favoriser la méditation
religieuse. C’est pour cela qu’il est connu comme « Père
du Thé » au Japon. Du fait de cette association, le thé
au Japon a toujours été associé au bouddhisme. Le thé
y a presqu’immédiatement reçu le soutien impérial
et sa consommation s’est répandue rapidement de la cour impériale
et des monastères à toute la société japonaise.
|
|||
| Le thé fut élevé au rang d’art
qui a donné la Cérémonie du Thé. (Cha-no-yu
– eau chaude pour le thé). La meilleure description de cette
forme d’art complexe fut probablement écrite par le journaliste
historien gréco-irlandais Lafcadio Hearn, un des rares étrangers
à jamais accéder à la citoyenneté Japonaise
à cette époque. Il décrit son observation, «
La cérémonie du thé demande des années d’entraînement
et de pratique pour en faire un art – même si dans sa globalité,
et dans tous ses détails le but n’en est que la préparation
et le service d’une tasse de thé. La chose de loin la plus
importante est que cela soit fait de la manière la plus parfaite,
la plus polie, la plus gracieuse et la plus charmante possible. »
|
|||
| Une telle pureté de la forme, de l’expression
a fait surgir la création d’arts et de services complémentaires.
Une forme spéciale d’architecture (Chaseki) a été
developpée pour les « maisons de thé », basée
sur la simplicité d’une maison forestière. Les hôtesses
culturelles et artistiques du Japon – les Geishi – ont commencé
à se spécialiser dans la cérémonie du thé.
Comme de plus en plus de gens se sont intéressés à
tout se qui concernait le thé et son environnement, la pureté
du concept originel Zen s’est perdue. La cérémonie du
thé a été corrompue, galvaudée, et embellie
outrageusement. Des « Tournois de Thé » ont été
organisés dans les milieux riches où les nobles organisaient
entre eux des compétitions dotées de riches récompenses
pour créer des noms de mélanges de thés. Récompenser
les gagnants avec des cadeaux de soie, d’armures et de pierres précieuses
était complètement étranger à l’attitude
originelle Zen de la cérémonie. |
|||
| Trois grands prêtres Zen ont redonné
au thé sa place originelle dans la société Japonaise
: 1. Ikkyu (1394-1481) – prince devenu prêtre qui eut beaucoup de succès en guidant les nobles vers une cérémonie du thé moins corrompue. 2. Murata Shoku (1422-1502) – élève de Ikkyu qui oeuvra de manière très influente en ré-introduisant la cérémonie du thé dans la société Japonaise. 3. Sen-no Rikkyu (1521-1591) – prêtre qui a établi les standards stricts de la cérémonie du thé, en vigueur encore largement aujourd’hui. Rikkyu a réussi à influencer le Shogun Toyotomi Hideyoshi qui est devenu le plus grand protecteur de « l’art du thé ». Brillant général, stratège, poète et artiste, ce chef unique facilita l’intégration totale et définitive du thé dans le modèle de vie japonaise. Son acceptation fut tellement totale que le thé était considéré comme le cadeau le plus raffiné, et les seigneurs de guerre faisaient la pause thé avant de livrer bataille. |
|||
| L’Europe entend parler du thé |
|||
| Alors que le thé était à
ce haut niveau de développement au Japon et en Chine, des informations
sur ce breuvage alors inconnu commencèrent à filtrer en Europe.
Des caravaniers en avaient déjà fait mention, mais ils étaient
peu précis quant à sa forme et à la façon de
le servir. Une information laissait entendre que les feuilles devaient être
bouillies, salées et beurrées, avant d’être mangées
! Le premier Européen à avoir expérimenté personnellement
le thé et avoir écrit à son sujet fut le père
jésuite portugais Jasper de Cruz en 1560. Le Portugal, avec sa flotte
techniquement développée, avait réussi à obtenir
le premier droit de commercer avec la Chine. C’est en temps que missionnaire
pendant cette première mission commerciale que le père de
Cruz avait goûté le thé quatre ans auparavant. |
|||
| Les Portugais développèrent une
route commerciale maritime par laquelle le thé arrivait à
Lisbonne, et d’où les bateaux hollandais le transportaient
en France, Hollande et dans les pays de la Baltique. À cette époque
la Hollande était politiquement alliée du Portugal. Quand
cette alliance fut rompue en 1602, la Hollande, avec son excellente flotte,
se mit à commercer dans le Pacifique pour son propre compte. |
|||
| Le thé arrive en Europe |
|||
| Finalement, quand le thé arriva en Europe,
Elizabeth I était en plein exercice, et Rembrandt venait d’avoir
six ans. Grâce aux succès de la flotte hollandaise dans le
Pacifique, le thé devint à la mode à La Haye, la capitale
hollandaise. C’était dû en partie au coût élevé
du thé (plus de 100€ la livre) qui le réservait de fait
aux riches. Lentement, comme la demande grandissait, le prix diminua à
mesure que les ventes augmentaient. Initialement en vente chez les apothicaires
à côté d’épices aussi nouveaux et rares
que le gingembre et le sucre, vers 1675 il devint disponible dans les boutiques
alimentaires traditionnelles de toute la Hollande. |
|||
| Alors que la consommation du thé grandissait
fortement dans la société hollandaise, les docteurs et les
personnalités universitaires se disputaient sur ses effets bénéfiques
et/ou maléfiques. Appelé « hérétiques
du thé » les consommateurs ignoraient dans leur grande majorité
les débats théoriques et continuèrent à apprécier
leur nouvelle boisson bien que la controverse durât de 1635 juqu’à
1657. Pendant tout ce temps la France et la Hollande initièrent l’Europe
à la consommation de thé. |
|||
| Alors que l’engouement pour les produits
orientaux déferlait sur l’Europe, le thé entra dans
les coutumes. La chroniqueuse Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné
mentionne la première l’adjonction de lait dans le thé.
À cette époque, les auberges hollandaises offrirent les premiers
un service de thé de restauration. Les propriétaires de tavernes
fournissaient à leurs hôtes un équipement de thé
complet avec un réchaud. Les Hollandais préparaient ainsi
en toute indépendance le thé pour eux et leurs amis dans le
jardin de la taverne. Le thé eut beaucoup de succès en France
pendant cinquante ans avant d’être détrôné
par une préférence pour le vin, le chocolat et le café.
|
|||
| Le thé arrive en Amérique |
|||
| En 1650 les Hollandais étaient commercialement
très actifs dans tout le monde occidental. Peter Stuyvesant fut le
premier à apporter du thé en Amérique aux colons hollandais
de la Nouvelle Amsterdam (rebaptisé plus tard New York par les Anglais).
Ceux qui s’installaient ici étaient des buveurs de thé
avérés. En effet, lorsqu’ils s’approprièrent
la colonie, les Anglais constatèrent que la petite communauté
consommait à cette époque plus de thé que toute l’Angleterre. |
|||
| Le thé arrive en Angleterre |
|||
| La Grande-Bretagne a été la dernière
des trois grandes nations maritimes a faire son entrée sur les routes
commerciales chinoises et orientales. C’était dû d’une
part à l’instabilité de l’accession sur le trône
des Stuarts et à la guerre civile menée par Cromwell. Les
premiers échantillons de thé arrivèrent en Angleterre
entre 1652 et 1654. Le thé devint assez populaire pour remplacer
la bière en tant que boisson nationale. |
|||
| Comme en Hollande, c’est la noblesse qui
donna son approbation au nouveau breuvage et assura son acceptation. Le
roi Charles II avait épousé, pendant son exil, l’infante
portugaise Catherine de Braganza (1662). Charles lui-même avait grandi
dans la capitale hollandaise. En conséquence, lui et son épouse
portugaise étaient des buveurs de thé confirmés. Quand
la monarchie fut rétablie, les deux monarques apportèrent
avec eux cette tradition du thé étrangère en Angleterre.
Dès 1600 Elizabeth I avait créé la John Company dans
le but de promouvoir le commerce avec l’Asie. Quand Catherine de Braganza
épousa Charles elle apporta avec sa dot les territoires de Tanger
et Bombay. Soudain, la John Company avait une base opérationnelle. |
|||
| La John Company se vit accordé le monopole
incroyablement grand de tout le commerce à l’Est du Cap de
Bonne Espérance à l’Ouest du Cap Horn. Ses pouvoirs
étaient presque sans limite et incluaient parmi d’autres le
droit de : - acquérir légalement des territoires et les gouverner - battre monnaie - lever une armée et construire des forts - former des alliances étrangères - déclarer une guerre - conclure une paix - établir des lois - juger et punir ceux qui enfreignaient les lois C’était l’unique et plus grand, plus puissant monopole à exister dans le monde. Et sa puissance était basée sur l’importation du thé. Dans le même temps, la nouvelle East India Company s’insurgea contre une telle concurrence. Appelant le Parlement à la rescousse, la décision fut prise de fusionner la John Company et la East India Company (1773). Les nouveaux accords donnaient à la mouvelle East India Company le contrôle total sur tout le commerce en Chine et Indes. Le résultat, c’est que le prix du thé fut maintenu artificiellement haut, entraînant la couronne britannique vers de futures grandes difficultés. |
|||
| Le thé de l’après-midi
en Angleterre |
|||
| La « tea mania » déferla
sur l’Angleterre comme elle l’avait fait auparavant en France
et en Europe. Les importations de thé passèrent de 40 000
livres en 1699 à une moyenne annuelle de 240 000 livres en 1708.
Le thé était bu dans toutes les couches de la société. |
Avant l’introduction du thé
en Grande Bretagne, les Anglais avaient deux repas – le breakfast
et le dîner. Le breakfast se composait de bière, de pain
et de bœuf. Le dîner était un long et copieux repas
à la fin de la journée. Ce n’était pas étonnant
que la princesse Anne, duchesse de Bedford (1788-1861) ressentait une
« sensation de naufrage » à la fin de l’après-midi.
Adoptant le thé à l’Européenne, elle invitait
des amis à la rejoindre pour un repas d’après-midi
supplémentaire à cinq heures dans ses appartements du château
de Belvoir. Le menu était composé de petits gâteaux,
de sandwiches de pain et beurre, d’assortiments de confiseries,
et bien sûr de thé. Cette habitude estivale eut tellement
de succès que la duchesse la garda quand elle fut de retour à
Londres, envoyant des cartes à tous ses amis et les invitant à
se joindre à elle pour « le thé et marcher dans les
champs ». (À cette époque Londres avait encore de
grandes prairies à l’intérieur de la ville). La coutume
d’inviter ses amis à prendre le thé dans l’après-midi
fut vite reprise par d’autres hôtesses de la bonne société.
Un schéma commun de service vit bientôt le jour. La première
théière était faite à la cuisine et apportée
à la maîtresse de maison qui attendait avec ses invités,
entourée d'objets de porcelaine fine de Chine. Le premier pot était
chauffé par l’hôtesse avec le contenu d’un autre
pot (généralement en argent) qui était gardé
au chaud sur une petite flamme. Nourriture et thé étaient
ensuite passés parmi les invités, le but principal de la
visite étant la conversation. |
||
| La cuisine du thé |
|||
| La cuisine du thé s’est rapidement
développée en variété et a inclus des sandwiches
sans croûte fins comme des gaufrettes, des pâtés de poisson
ou de crevette, des toasts à la confiture et des pâtisseries
britanniques régionales telles que les scones et les crumpets. |
|||
| À cette époque deux forems distinctes
de services de thé se sont développées : « Haut
» et « Bas ». Le thé « Bas » (servi
dans la partie basse de l’après-midi) était servi dans
les maisons aristocratiques des riches et les amuse-gueules gourmets étaient
servis plutôt que des repas plus substantiels. L’emphase était
mise sur la présentation et la conversation. Le thé «
Haut » ou « thé carné » était le
repas principal ou « Haut » de la journée. C’était
le repas principal des classes moyennes ou laborieuses et il consistait
en plats tels que du roast beef, de la purée de pommes de terre,
des petits pois, et bien sûr du thé. |
|||
| Les maisons de thé |
|||
| Le thé était la boisson principale
servie dans les « coffee houses », qui s’appelaient ainsi
parce que le café était arrivé en Angleterre quelques
années avant le thé. Ouverts exclusivement aux hommes, ils
étaient appelés « Penny universities » car pour
un penny n’importe quel homme pouvait avoir un pot de thé,
un exemplaire du journal, et engager la conversation avec les esprits les
plus affûtés du jour. Chaque maison était spécialisée
dans des secteurs d’intérêts particuliers, certains proposant
des avocats, d’autres des auteurs, d’autres des militaires.
Ils étaient les précurseurs des clubs privés pour gentlemen.
Une de ces maisons appartenait à Edward Lloyd et était la
préférée des armateurs, marchands et assureurs marins.
Cette maison toute simple fut à l’origine de la Lloyd’s,
la compagnie d’assurance mondialement connue. Des tentatives ont été
faites pour fermer les coffee houses au dix huitième siècle
parce qu’elles encourageaient la libre parole, mais de telles mesures
ont vite été abrogées car elles étaient très
impopulaires. |
|||
| Les Jardins de Thé |
|||
| Après avoir expérimenté
les « tavern garden teas » (les thés de jardins de tavernes),
les Anglais ont développé l’idée de Jardins de
Thé. Là les dames et les hommes de la noblesse prenaient leur
thé en plein air tout en se distrayant avec des orchestres, dans
des endroits dérobés, des promenades fleuries, des bowlings
sur gazon, des concerts, en faisant des paris ou en regardant des feux d’artifice
la nuit. Ce fut dans un tel Jardin de Thé que Lord Nelson, qui avait
défait Napoléon en combat naval, rencontra le grand amour
de sa vie, Emma, plus tard Lady Hamilton. Les femmes avaient pour la première
fois le droit de participer à un rassemblement mixte et public sans
être critiquées socialement. Comme les jardins étaient
publics, la société britannique s’y mêlait librement
pour la première fois, franchissant les barrières de classe
et de naissance. Le pourboire comme réponse à un bon service s’est développé dans les Jardins de Thé anglais. De petites boîtes en bois fermées à clé étaient disposées sur les tables du Jardin. Sur chacune d’elle étaient inscrites les lettres « T.I.P.S. » ce qui voulait dire « To Insure Prompt Service » (pour s’assurer d’un service impeccable). Si un invité voulait que le serveur se dépêche (et s’assurer ainsi que le thé venant de la cuisine souvent lointaine soit chaud) il faisait tomber une pièce dans la boîte de la table où il était assis « pour s’assurer d’un service impeccable ». C’est ainsi qu’est née la coutume de donner un pourboire aux serveurs. |
|||
| [ RETOUR ] | |||
|
L'Epicerie Anglaise Ecossaise Irlandaise de Paris • fondée en 1993 The Paris English Irish Scottish Grocery store • established since 1993 5, cité du Wauxhall • 75010 PARIS • Tél. : 01 42 00 36 20 • 08 73 75 41 07 |